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Cadillacs and Dinosaurs, le Fun selon Capcom

 


Qu’on se le dise : Cadillacs and Dinosaurs, c’est du fun en barres. Tout est dans le titre. Des grosses voitures et des dinosaures, des guerriers écolos contres des braconniers punk post-apo ? Un bon gros Beat-them-up jouable a 3 en co-op ? J’achète.


Cartoons & Dark Horses

 

Si j’ai choisi de vous parler de Cadillacs & Dinosaurs avant tout autre jeu, ce n’est pas par hasard. Ce jeu est de mon point de vue un des titres les plus représentatifs de « l’ Arcade » au sens large.
Oublié de beaucoup sauf de quelques poignées de passionés du genre. Criard. Gourmand. Simple en apparence mais bien plus profond qu’il n’y parait, il est a mon sens une allégorie presque parfaite de ce secteur tout entier. Et donc un excellent point d’entrée pour nous autres novices !

Xenozoic TalesCadillacs & Dinosaurs est donc un Beat ’em All / Beat ’em Up basé sur la série de comics « Xenozoic Tales » de Mark Schultz, publiée (entre autres) par Dark Horse. Si la license nous est totalement inconnue en Europe, elle connaitra tout de même en Amérique un certain succès, ce qui donnera lieu a des réédition des comics d’origine, et même a la création d’une série animée !

Le jeu, quand a lui, sort en 1993. Issu des ateliers de Capcom, il hérite directement d’attributs des célèbres Beat ’em All de l’éditeur et sera l’un des derniers « gros » titres a sortir sur la première version du CPS.

 

Criminals & Defenders

 

Si l’histoire de Cadillacs & Dinosaurs (que nous allons abréger en « C&D« ) n’est pas la plus excitante jamais écrite, elle a tout de même le mérite de sortir des sentiers battus et de nous proposer des enjeux tout a fait différents de ce quoi nous somme habitués. Voyez plutôt.

RosterA l’aube du 25ème siècle, l’humanité émerge des villes souterraines ou elle s’était mise a l’abri pour découvrir que la terre est maintenant peuplée de… dinosaures !
Le jeu démarre alors que les dinosaures, habituellement pacifiques, commencent a attaquer les gens sans raison apparente. Il s’avère qu’un groupe d’humains surnommés les « Black Marketeers » (les « Marchés Noireux »?) chasse et tue des dinosaures pour de l’argent ce qui, semblerait-il, aurait tendance a les rendre un peu agressifs.
C’est ici que les personnages jouables de l’histoire entrent en jeu, afin d’aller botter le cul de ces infâmes braconniers et, au passage, celui de leur chef suprême le mystérieux « Fessenden ».

On découvre ainsi le roster du jeu, constitué de quatre guerriers écologistes redresseurs de torts.

Jack Tenrec est peu le héros standard du jeu : un bon mécanicien bien de chez nous eux, qui excelle au combat a mains nues pour une raison qui m’échappe.
Il s’agit d’un personnage totalement équilibré, bon en tout mais qui n’excelle en rien. Il tape fort, mais pas trop. Se déplace vite, mais pas trop. A une portée moyenne.
Vous l’aurez compris, ce n’est clairement pas le personnage le plus excitant du roster et il sera plutôt a réserver aux personnes se familiarisant avec le jeu.

Hannah Dundee quand a elle, est déjà bien plus intéressante. Elle est décrite comme étant « une exploratrice douée dans l’utilisation des armes ». Car il est bien connu que les explorateurs excellent tous dans l’utilisation du shotgun.
Cette propension aux attaques armées ne se ressent en réalité pas tant que ça dans une partie, les armes provoquant de toute façon de gros dégâts avec n’importe lequel des personnages.
Les atouts d’Hannah se font plutôt sentir au niveau de sa grande mobilité et de la grande portée de son attaque spéciale.

Mustapha Cairo. Mon préféré ! Nous sommes, je vous le rappelle, en 1993 et Capcom nous propose ici un héros black, qui n’est ni un boxeur ni un basketteur, qui a un prénom a consonance musulmane et qui n’est rien de moins qu’ingénieur ! Merci Capcom.
Mustapha est un personnage ultra rapide de base, qui dispose en plus d’un coup spécial lui permettant carrément de traverser l’écran tout entier.

Mess O’ Bradovitch enfin, est un personnage au passé « trouble »… pour la simple et bonne raison qu’il ne s’agit que d’un personnage très secondaire et peu développé dans les comics d’origine.
C’est clairement la brute de l’équipe : il cause des dommages incroyables, dispose d’une chope qui provoque des dégâts a effets de zone et d’un punch sauté dévastateur.

Les présentations sont faites : faites votre choix, invitez deux de vos potes et c’est parti !

 

Colts & Dive-kicks

 

Car c’est véritablement là que réside tout l’intérêt du jeu : le gameplay. Autant vous pouvez vous foutre de l’histoire et du background, aussi bien écrits soient-ils, autant vous ne pourrez pas faire abstraction du gameplay très longtemps.
ContrôlesC&D utilise un schéma de contrôles ultra-simplifié : vous disposez d’un bouton d’attaque, et d’un bouton de saut. POINT BARRE. Pas de touche pour un super, pas de run, pas de combinaisons diaboliques a quatre touches. Cette simplicité apparente pourrait sembler rebutante mais il n’en est rien : le fait est qu’en commençant a jouer, peu importe votre niveau ou votre connaissance du genre, vous aurez compris l’essentiel en moins de 10 secondes. Mieux que ça : étant donné que vous ne disposez que de deux touches, et en l’absence de « how to play » en début de partie, le jeu va vous pousser a expérimenter et a échanger avec vos partenaires afin de tirer le maximum de votre personnage. Que se passe t’il si je frappe en l’air ? Combien de coups je peux mettre pendant une chope ? Hé mais tu peux courir en faisant deux fois avant !

Guns and no rosesNe vous y laissez pas prendre: le titre de Capcom est plutôt fourni au niveau des possibilités de contrôles offertes (du moins pour les joueurs que nous sommes devenus, habitué a des schémas de contrôles a 10 boutons ou plus), et la « movelist » des personnages est longue. Sans compter les spécificités de chaque personnage, vous disposez de base d’un combo a trois coup + critique, d’un coup sauté, de deux coups spéciaux, d’une chope (transformable en chope+combo+lancer), d’attaque « dash » avec une variante sautée…
A quoi il faut ajouter les armes que vous pouvez ramasser : shotguns, pistolets, fusils… mais aussi des torche et des gourdins ! Bref, vous ne serez pas démunis face aux hordes de punks a la Mad Max que le jeu ne manquera pas de vous envoyer tabasser.

 

Colors & Drums

 

Un petit mot enfin sur l’aspect graphique du jeu. S’agissant d’un des dernier titres du CPS première génération de Capcom, on sent que les développeurs ont bien maitrisé leur hardware et le résultat est franchement plaisant a regarder. (A vrai dire, il s’agira même d’un des quelques titres sortis sur CPS « Dash », une révision du CPS qui permettait d’avoir enfin du son en stéréo !)

Pour un jeu post-apo, on est bien loin des teinte marrons/vertes fadasses des jeux d’aujourd’hui et c’est véritable festival de couleurs criardes a l’écran. Le titre nous offre même quelques scènes de tout beauté, comme par exemple la traversée d’un village en flammes ou une promenade dans la jungle en plein orage.
Les sprites des personnages sont d’une taille tout a fait raisonnable, et le jeu ne semble pas souffrir de ralentissements notables, même dans les scènes les plus chargées. Vous pourrez ainsi fracasser les ennemis du jeu sans vous soucier d’un quelconque ralentissement, et laisser votre incroyable skill s’exprimer comme il se doit !

Les musiques ne sont pas en reste, et accompagnent parfaitement l’action. Si vous montez un peu les watts et que vous tendez l’oreille, vous pourrez même vous rendre compte que la stéréo apporte un petit plus a la bande originale du jeu, en offrant un peu de profondeur aux compositions rock/heavy bien énervées qui constituent la majorité des titres.

 

Come-back & Do it again

 

Vous l’aurez compris, j’ai un affect énorme pour ce jeu.

Pourtant ce titre n’invente rien et capitalise sur des mécaniques déjà éprouvés par les grand titres a succès de Capcom (Final Fight en tête), en y superposant le lore et le scénario barré de la série de comics. Mais comme cela arrive quelques fois, le tout est plus grand que la somme des parties : C&D est un véritable bijou de fun et d’immédiateté, sur lequel tout le monde s’amuse et prend plaisir a revenir.

A consommer sans aucune modération, avec un ou deux camarades de jeux (ou via FightCade si vous n’avez pas de pote sous la main).

Vers l'infini et au delà


En complément :

 

C&D 3 Players LongPlay
Un longplay a 3 joueurs, dans des conditions plutôt respectueuses (entendez par la en 4/3, sans étirement dégueulasse de l’image).

Guy-Cody-Haggar ! Oh, wait…
Une analyse poussée de StandingFierce sur le rapport entre C&D et Final Fight, ainsi que sur les archétypes dans le Beat ’em all. Pointu, et passionant.

Cadillacs and Dinosaurs | RageQuitter87
Le site le plus complet a ce jour sur C&D, un travail d’orfèvre de RageQuitter87.


Cet article a initialement été publié sur http://www.scanlines.fr
scanlines

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3 comments

  1. Porko dit :

    Salaud!! Tu m’as donné envie d’y jouer…

    Belle plume, merci

  2. Karkinge dit :

    Porko, on s’en paye une tranche sur FightCade quand tu veux !

  3. Vicioussam dit :

    Une merveille ce jeu..

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